Marie Notre Dame



MARIE NOTRE DAME

 Textes Divers 



LE MYSTERE DE NOTRE DAME



La conception de la personne et du rôle de Notre Dame, dans sa définition théologique, présente la caractéristique d’avoir profondément évoluée depuis les débuts du Christianisme.
Quasi inexistante au départ, la prise en compte de la dimension de la Mère de Jésus a progressivement été élargie au fur et à mesure que se précisaient les rôles respectifs :
-         de Jésus,
-         de Jésus-Christ,
-         du Fils de Dieu,
-         de la Sainte Trinité et de l’aspect féminin de cette dernière au travers du processus de la Création.
En fait, nous assistons à une progression symétrique de la Christologie et de la Mariologie.
Dans les premiers temps du Christianisme, avant l’intervention des Conciles de Nicée (en 325) et de Calcédoine (en 451), n’étaient attribuées à Jésus que des potentialités miraculeuses à l’image de Son Père Divin.
La Théologie traditionnelle arrêta par la suite la notion que Jésus-Christ assumait deux natures :
-         une nature humaine et
-         une nature divine.
Dans l’Eglise Catholique Libérale, nous considérons :
-         que tout homme est par définition de nature divine
mais :
-         que néanmoins l’expression de cette Divinité :
-         n’est bien évidemment qu’imparfaite et
-         qu’elle est essentiellement potentielle.
Il n’en demeure pas moins que parallèlement se sont développées des approches théologiques, dites hérésiarques, du Christ.

1)      Il y a tout d’abord « l’hérésie » de Nestorius, Patriarche de Constantinople, (encore enseignée par certaines Eglises Chrétiennes du Proche-Orient notamment en Iran et en Irak) qui consiste à ne reconnaître au Christ qu’une nature purement physique en union avec une nature exclusivement idéale et divine.
Dans cette conception, pour Nestorius, il n’est pas question de considérer Marie en qualité de Mère de Dieu et de Lui vouer une quelconque vénération. Elle ne peut être que la mère de la nature physique de Jésus.

2)      Une autre « hérésie », professée par Eutychès, s’est développée avec un certain succès : il s’agit du monophysisme qui n’attribue au Christ qu’une seule nature divine.
Cette vision des choses n’est pas étrangère aux conceptions de notre Eglise dans la mesure où tout être créé ne tient sa vie que de la Trinité et qu’il est par essence de nature divine. Elle s’en démarque toutefois en s’associant par l’exemplarité de la nature divine parfaite du Christ à l’ensemble de l’humanité.
Les Eglises Arménienne, Jacobite de Syrie, Copte d’Egypte et d’Ethiopie ont conservé de nos jours encore, cette approche théologique. Marie, dans ce contexte, est bien le réceptacle de la Divinité, mais ne peut être, au sens physique du terme, la Mère de Dieu.

3)      Cette perception théologique a même été développée par la suite dans une troisième « hérésie », le monothéisme, qui enseigne que le Christ, en tant qu’être physique, n’était qu’une apparence et qu’Il est le fruit de la volonté unique de Dieu Son Père.
Dans ces conditions, Marie n’est même plus la mère physique de Jésus. Elle devient un personnage de second plan, introduite dans la vie de Jésus pour les besoins de la cause.

4)      A ces trois « hérésies », on peut rajouter celle d’Arius qui niait la Trinité et la divinité du Christ.

Nous pouvons observer que ces mouvements d’idées, qui ont perdu pied au fil des siècles, ont toutefois permis d’affiner ce qui sera la théologie mariale qui, nous le verrons dans ce qui suit, s’efforcera et se complexifiera à partir des conclusions du Concile d’Ephèse (en 431) retenant, jusqu’à nos jours, la définition fondamentale de Marie, Mère de Dieu.

Comment Notre Dame peut-elle être Mère de Dieu ?

C’est Saint Jean en particulier qui nous enseigne que le Verbe est :
-         la Puissance émanée du Père,
-         la Seconde Personne de la Trinité existant depuis le début des temps.
Comment peut-on concevoir qu’une personne physique puisse donner naissance à un Être en qui la nature divine était pleinement développée : Jésus-Christ ?
Il convient, à cette étape de la réflexion, de prendre en compte les implications de l’analogie qui peut être tirée des personnes respectives de Marie et du Christ.
Jésus, nous l’avons vu n’est pas seulement ce personnage historique qui s’est manifesté il y a 2000 ans. Il est également :
-         le Christ, « l’Oint » de Dieu, venu pour enseigner et instruire l’humanité, et
-         la représentation complète et intégrale de la Seconde Personne de la Trinité, Personne qui nous apparaît dès les premiers Versets de la Genèse, lorsque le Verbe se manifeste et que surgit la Lumière des profondeurs du Chaos primordial.
Il y a, selon la terminologie théologique consacrée, union hypostatique entre :
-         le Christ historique et
-         le Fils éternel, la Seconde Personne de la Trinité.
Suivant les Lois de l’analogie et en nous référant également au texte de la Genèse où il est question de « l’Esprit de Dieu se mouvant à la surface des eaux » nous pouvons désormais conclure à une union symétrique entre :
-         Marie, la Mère de Jésus-Christ et
-         l’aspect féminin de la Trinité, notre Mère Céleste.
Cet aspect de la Divinité est symbolisé par la « surface des eaux » cosmiques, l’infini de pureté qui préexistait avant que l’Univers ne soit créé et que la Création se soit réalisée. La Genèse nous enseigne d’ailleurs que lorsque Dieu eut décidé d’initier sa propre manifestation, c’est-à-dire de constituer l’Univers, Il a successivement circonscrit et adombré la Substance Vierge Primordiale, cet océan de Sagesse qui constitue le réceptacle divin de la Création et de la Vie universelle.
L’Esprit qui survolait la surface des eaux, tel qu’il nous est décrit dans l’Ancien Testament, n’est pas sans rappeler l’épisode de l’Evangile où l’Ange Gabriel annonce :
-         l’intervention du Saint-Esprit dans la vie de Marie et
-         la naissance prochaine du Christ, naissance miraculeuse et virginale.
De la même façon que le Verbe a illuminé l’Univers et lui donne en permanence la Vie, le Christ a apporté à l’Humanité les instruments de son progrès spirituel et de sa rédemption.
Les unions :
-         du Christ avec le Fils de Dieu et
-         de Marie avec la Vierge Céleste,
sont illustrées par la volonté, pour tous deux, de la renaissance dans un corps de chair dans le but de faire accéder l’humanité à la conscience pleine et entière de sa divinité.

Notre Dame, pleine de grâces

Il est dit, à cet égard, que Notre Dame est pleine de grâces. Dans la théologie traditionnelle, ce qualificatif sous-entend notamment que Marie est exempte du péché originel. La théorie de la grâce, a surtout été développée par Saint Augustin, l’Evêque d’Hippons. Elle a été combattue par le théologien Pelage de son vivant et nous pouvons noter que les Chrétiens Orthodoxes n’ont que très rarement conceptualisé cette union.

La doctrine du péché originel implique que chaque être humain subit, par une réminiscence de la faute d’Adam et d’Eve, une sorte de tare atavique qui l’écarte définitivement de la vie éternelle sans l’intervention quasi-miraculeuse de Dieu sous forme de l’attribution de la grâce. Cette théorie a connu un regain de succès à compter de la Réforme puisque la plupart des religions, d’inspiration protestante, la professe avec conviction.
Notre Eglise, en accord avec la tradition antique, ne souscrit pas à ce postulat qui se trouve profondément empreint d’injustice en l’absence de critères raisonnables d’attribution de la grâce.
Avec Saint Paul, nous enseignons que « ce que l’homme a semé, il le récoltera ».
En d’autres termes :
-         que chaque effort de l’homme mérite sa récompense et
-         que chaque erreur mérite aussi sa peine.
Cette approche s’articule avec la conception sous-jacente de la réincarnation qui permet le travail de purification progressive de l’individualité humaine au travers des épreuves, voire des souffrances.
La théorie des « œuvres » de Pelage s’intègre dans l’enseignement de notre Eglise : l’homme n’est pas le jouet d’un Dieu imprévisible et obtient la récompense qu’il mérite. C’est en fonction de ses bonnes actions qu’il s’extirpe de sa gangue originelle, de cette malédiction supposée et attribuée à Adam et Eve.

L’Immaculée Conception

Les thèses de Saint Augustin ayant néanmoins historiquement triomphé, la théologie traditionnelle a dû mettre en place un système spécifique à Notre Dame permettant de gommer à son encontre les implications du péché originel. C’est l’Immaculée Conception, un dogme arrêté définitivement à la fin du 19ème siècle.
L’Immaculée Conception n’est pas, comme le croit le grand public, la naissance virginale de Jésus, mais le fait que Marie est née sans tache originelle. Ce dogme n’est autre qu’une réponse institutionnelle aux implications iniques de la théorie du péché originel et implicitement une condamnation de cette dernière.

Pour l’Eglise Catholique Libérale, Marie est effectivement née sans tache et pure, dans la mesure où Elle a définitivement réalisée sa nature spirituelle au travers de ses vies successives au cours desquelles Elle a pu préparer son corps à offrir le véhicule physique de Jésus-Christ. Notre Dame est, dans cette perspective, véritablement « pleine de grâce », c’est-à-dire intégrée intimement à la Trinité.
Dieu a créé l’homme masculin et féminin et à son image. Marie a ainsi rétabli l’unité primordiale avec l’image féminine de Dieu et a, par là même, accompagnée la venue de Jésus sur Terre par une dimension d’emblée divine.

La Vierge Glorifiée

Un autre aspect de Notre Dame, peut-être encore plus mystérieux que le précédant, est celui de la Vierge Glorifiée. Cette notion a été mise en forme d’une façon que nous pouvons qualifier de laborieuse par la théologie classique, aboutissant en 1951 par la proclamation du dogme de l’Assomption par le Pape PIE XII, ceci ne nous intéresse qu’à titre historique puisque dans les conceptions de l’Eglise Catholique Libérale, le rôle glorificateur de Notre Dame pour l’ensemble de l’humanité est une évidence dans la mesure où elle représente le symbole vivant de la puissance féminine de  la Trinité dans le monde créé et que son rôle ne s’est pas, en conséquence, achevé à sa mort. A l’instar du Christ, son action présente la caractéristique de perdurer.

Notre Dame dans la Communion des Saints

Il n’est pas, à ce stade de réflexion, inutile de nous souvenir de l’existence de la Communion des Saints, l’assemblée des personnalités :
-         parvenues à la perfection
-         directement associées au gouvernement spirituel et invisible du monde aux côtés de Dieu
-         et qui contribuent, par leur dévouement et leur action inlassable, au progrès de l’humanité.
Notre Dame occupe une place privilégiée dans la Communion des Saints puisqu’Elle est en quelque sorte la garante de la structure physique du monde créé qui est vivifié par Son influence permanente, caractérisée par un Absolu de Compassion.
Aussi, lorsque nous parlons de glorification de la Vierge utilisons-nous fréquemment le vocable de « Notre Dame, Reine des Cieux », qui est d’ailleurs employé dans le Culte de Notre Dame et dans nombre de textes liturgiques de Notre Eglise.
Cette expression correspond à une profonde réalité :
-         celle de la puissance tutélaire de Marie sur la Communion des Saints,
-         celle de l’Amour Divin qui ne demande qu’à s’épancher sur tous ceux qui souffrent et à venir en aide à ceux qui recherchent la Vérité.

Notre Dame « Reine des Anges »

Cette notion de « Reine des Cieux » s’accompagne souvent de celle de « Reine des Anges ». L’Assomption est d’ailleurs représentée, dans l’iconographie sacrée, par une vision de Notre Dame entourée de cohortes angéliques.
Il convient de rappeler :
-         que l’influence divine s’exerce dans un monde à dominante physique, et
-         que le relais de l’action divine, structuré avec des atomes plus ou moins denses, plus ou moins visibles, se fait notamment au travers du règne angélique.
Ce dernier est mis à contribution dans l’essentiel des offices de l’Eglise Catholique Libérale puisqu’il est le vecteur de la perfection rituellique.
Monseigneur Leadbeater, en particulier, a codifié les modalités du recours aux forces angéliques dans notre Liturgie. Alors qu’il n’était encore qu’un simple Pasteur Anglican et qu’il voyageait en Sicile, il a vu, grâce à ses qualités de clairvoyance, émerger de très loin un espace de lumière, de paix et de sérénité qui s’étendait sur la campagne environnante. En s’approchant, il se rendit compte qu’il émanait, grâce à l’intervention des Saints Anges, d’une humble chapelle où la Sainte Eucharistie était célébrée. Cet épisode a notamment convaincu Monseigneur Leadbeater de la pertinence du rituel catholique.

Marie « Mère de Dieu »

Marie, être humain parfait, unie à la Divinité, est la conscience individuelle qui peut être le canal d’une Influence Maternelle Divine sur le monde. Ayant reçu le titre de « Mère de Dieu », ce lien de sang avec la Sagesse Mère de l’Univers est ainsi officiellement reconnu.
« Le Christ est l’Hypostase du Verbe et d’une façon analogue Marie peut être considérée comme l’Hypostase de la Mère Divine » (Mgr André LHOTE : cahiers de l’Institut Libéral d’Etudes Théologiques).

Quelle place Marie occupe-t-elle dans la Hiérarchie des Maîtres de Sagesse ?

La question nécessiterait de prime abord une définition précise du Maître de Sagesse de telle sorte que des critères communs servent de base reconnue.
En tout état de cause, Notre Dame est de façon égale associée à chacun des Maîtres de Sagesse. Au travers des expressions respectives de ces derniers, généralement à connotation masculine, se manifeste le contre-plan de Notre Dame.
A partir du moment, en effet, où ils exercent une influence directe sur l’humanité, les Maîtres de Sagesse :
-         s’associent à l’économie générale de son évolution spirituelle et
-         prennent à leur compte la potentialité féminine de Notre Dame.
Derrière chacun d’eux, se trouve en quelque sorte Marie, un peu comme dans l’Evangile auprès du Christ, où Elle emprunte une forme volontairement effacée mais toujours présente et efficiente.
Chaque Maître de Sagesse, au moment le plus privilégié de son influence terrestre, est une expression de la Trinité et à ce titre, pour conforter son action, il exprime la puissance de Notre Dame qui finalement, comme la Sagesse Eternelle, est le véritable dénominateur commun de la pensée inspirée.

Pourquoi faut-il une expression féminine (Notre Dame) de la Divinité ?

Le livre biblique de la Genèse nous enseigne que l’homme, à ses débuts, était à l’image de Dieu : masculin et féminin. Adam était donc androgyne.
C’est au fur et à mesure de son immersion dans la matière et de la conquête de cette dernière qu’il a du spécialiser son évolution dans des domaines respectivement féminin et masculin.
Cette nécessité a été symbolisée par l’apparition biblique d’Eve issue « d’une côte » d’Adam qui, au-delà de la différence des sexes, illustre également la séparativité, c’est-à-dire l’indispensable éloignement d’avec le Créateur.
La Bible nous enseigne que derrière l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal, il y a l’Arbre de Vie. Pour atteindre la Vie Eternelle, il est nécessaire de maîtriser les concepts de bien et de mal dans toutes ses approches masculines et féminines.
Il ne suffit pas de vouloir, dans ce but, s’emparer du fruit, par un artifice, mais au contraire d’en découvrir progressivement les racines et le tronc par la domination de la matière et de l’esprit.

Que pensez-vous des apparitions de la Vierge, à Lourdes par exemple ?

Les modalités d’apparitions de Notre Dame évoquées font immanquablement penser à l’un des aspects fondamentaux de la Vierge, celle :
-         de la puissance tutélaire de la Terre,
-         de la déesse à la fois Vierge et Mère de la Création.
Ce symbole se retrouve dans les représentations les plus anciennes de Notre Dame qui empruntent souvent l’aspect d’une Vierge Noire, illustrant :
-         les profondeurs mystérieuses de la Terre,
-         le jaillissement de l’eau souterraine qui véhicule le lent travail de maturation réalisé par les minéraux et les autres règnes nourriciers de la Terre.

Ne dit-on pas que le Saint Esprit est plus féminin que le Père ?

Il s’agit d’une opinion assez répandue dans certaines philosophies. Le Saint Esprit n’est-Il pas représenté par une colombe, symbole éminemment féminin. Nous ne partageons pas néanmoins l’interprétation qui consiste à affirmer qu’à défaut d’être anthropomorphique, le Saint Esprit est nécessairement féminin.

Le Saint Esprit :
-         est le conservateur du monde créé,
-         qui assure l’économie générale de la matière, qu’elle soit dense ou invisible

A ce titre d’aucuns Lui attribueraient volontiers une caractéristique plutôt féminine. Cette dernière est en effet associée de façon égale aux trois aspects de la Trinité.
C’est en effet :
-         le Père qui a délimité la Substance Vierge Primordiale pour initier la Création
-         le Fils, quant à Lui, est né de la Vierge Céleste
-         le Saint-Esprit assure la pérennité de notre Univers en collaboration avec la Sagesse Eternelle.
Ces trois modalités d’action sont indissociablement liées à Notre Dame, notre Mère Céleste.


LA MERE DES ANGES


Les Anges ont une importance dans la Création que nous ne soupçonnons pas toujours. Ils sont partout dans la nature et il y a eu, nous nous en souvenons, des discussions sur le sexe des Anges. Ainsi, au moment où la ville de Constantinople était sur le point d’être prise par les Turcs, il est dit que les Théologiens discutaient sur ce sujet.
Notre ami le Professeur Van Der Stoock, par ses explorations clairvoyantes dans le monde invisible nous a apporté un éclaircissement très important :
-         aussi bien parmi les esprits de la nature qui sont une des échelles qui permettent d’atteindre la stature de l’Ange,
-         que parmi les Anges proprement dit.
Il existe deux sortes d’Anges :
-         certains conduisent les forces directement émanées de la Sainte Trinité, et nous pouvons dire que chaque personne de la Trinité a ses Hiérarchies angéliques qui lui sont propres
-         d’autres transmettent les forces qui viennent des Profondeurs de la Vie, de l’aspect maternel de Dieu, personnalisé par Notre Dame (Mère de Jésus). Notre Eglise rend, un culte particulièrement profond à Notre Dame, parce qu’à travers Sa personne humaine parfaite, Elle est le point par lequel passent Ses forces puissantes, venant de la Puissance infinie, la Substance Mère de l’Univers.
La Tradition occulte nous dit qu’Elle a choisi la condition angélique, choix qui est permis à tout être humain ayant atteint la Perfection.

LES ANGES FEMININS ou ANGES CONSTRUCTEURS

Elle a pour travailler avec Elle des légions d’Anges féminins qui l’assistent dans ce travail de purification profonde de tous les êtres. Ainsi par les forces, qui viennent de l’Abîme et des profondeurs de cette Substance, ces Ténèbres absolues, ces forces viennent tout renouveler, tout transformer dans la structure même des choses, des êtres et de leurs véhicules de conscience.
Cette Purification en profondeur est assurée par Notre Dame Elle-même et par tous les Anges qui œuvrent avec Elle.
En même temps que la Mère Universelle nourrit tout être créé, Notre Dame, qui la représente parmi nous, joue un rôle très important dans la préparation de toute naissance humaine et probablement aussi, dans celle de toute naissance appartenant au règne sub-humain.
Elle envoie Ses Anges préparer l’édification des structures internes lorsqu’un être humain veut venir à l’existence.

En même temps :
-         que son corps physique se construit,
-         ses véhicules subtiles de conscience (le double de santé, le corps d’émotion, le corps de pensées) se construisent eux aussi et cette construction est l’œuvre des Anges de Notre Dame.
Un nombre incalculable d’esprits de la nature travaillent également à cette construction, et c’est bien là, comme l’a dit notre frère Geoffroy Hodson, le miracle de la naissance.

LES ANGES MASCULINS

Dans cette construction, il y a pourrait-t-on dire des architectes. Ce sont des Anges masculins qui sont rattachés aux Grands Observateurs, aux quatre Grands Etres :
-         qui ont des yeux partout (à l’intérieur et à l’entour)
-         qui observent toutes choses dans l’univers
-         qui enregistrent toute action à la fois des hommes et de tous les êtres vivants.

LES ANGES DE LA DESTINEE

Lorsque les actions des hommes portent responsabilité, ces Grands Etres transmettent leurs informations à une autre classe d’Anges qui eux règlent la destinée des hommes. Cette destinée est réglée dès la construction de leur corps et de leur âme.
Ces Anges :
-         donnent ainsi le décret qui va faire d’un être humain un être gracié ou disgracié suivant la responsabilité qu’il a pu avoir dans les actions passées,
-         et le dotent ainsi de telle ou telle capacité ou de telle ou telle absence de capacité.

LES ANGES GUERISSEURS

Certains de ces Grands Anges sont des Anges guérisseurs et leur chef est appelé Raphaël. Nous faisons appel à Lui chaque fois qu’il y a un travail de guérison à accomplir et là encore, dans la guérison, il peut et doit y avoir une collaboration avec les Anges de Notre Dame car leurs façons d’agir sont différentes.
-         Les Anges de guérison, qui viennent de l’Archange Raphaël, pénètrent en nous avec la puissance d’un torrent pour remettre en ordre ce qui est dérangé en nous.
-         Mais si nous faisons appel en même temps aux Anges constructeurs, qui sont les collaborateurs de Notre Dame, il y a en même temps un réajustement de toutes nos structures internes, c’est alors la guérison ! La guérison se trouve par conséquent favorisée lorsque nous faisons appel à cette autre classe dont l’action est complémentaire de celles des Anges masculins.
Il y a donc, comme nous venons de l’expliquer, une collaboration étroite entre les Anges masculins et les Anges féminins.



LA NAISSANCE DE JESUS



« Mon doux Jésus, sur le sein de ta Mère
Tu m’apparais, tout rayonnant d’Amour
L’Amour, voilà l’ineffable mystère
Qui t’exila du Céleste Séjour…
Ah ! Laisse moi me cacher sous le voile
Qui te dérobe à tout regard mortel
Et près de Toi, Ô Matinale Etoile
Je trouverai un avant-goût du Ciel…

Dès le réveil d’une nouvelle aurore
Quand du soleil on voit les premiers feux
La tendre fleur qui commence d’éclore
Attend d’en haut un baume précieux
C’est du matin la rosée bienfaisante
Toute remplie d’une douce fraîcheur
Qui produisant une sève abondante
Du frais bouton fait entrouvrir la fleur ».

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face


Un bouton de rose qui s’entrouvre au premier rayon de soleil sous l’effet de la rosée du matin…Cette hymne de Sainte Thérèse consacrée à la Rosée Divine n’est-elle pas le plus pur hommage rendu à l’Enfant Jésus qui vint sur Terre, il y a deux mille ans, pour nous donner l’espérance et la foi vivante, celle qui transcende la matière pour la glorifier et en faire un instrument de l’Esprit Divin.
En ce jour de Noël, ne sentons-nous pas au fond de notre cœur cette vibration céleste toute de lumière resplendissante, nous envahissant de paix et de profonde sérénité. Notre sanctuaire intérieur, où règne constamment la splendeur du Ciel devient le réceptacle de l’étincelle de lumière émanée :
-         de « Notre Père dans les Cieux »,
-         et du « Christ en nous, espérance de Gloire » (Col.1, 27).
Dans la nuit solennelle de Noël, l’ineffable mystère qui exila Jésus du céleste séjour réussira à toucher notre conscience et nous offrira l’expérience religieuse dont notre âme est en attente.
En effet, à Noël brille « l’Etoile matinale qui nous donne un avant-goût du Ciel » par l’aventure spirituelle qu’elle nous fait vivre.
Le mystère de Noël est donc à la fois humain et cosmique. Pour l’âme humaine, c’est la naissance de la Divine Etincelle de Lumière, la nouvelle naissance car « si c’est un homme qui naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu » (Jean III, 3).
La « tendre fleur » de notre âme qui « commence d’éclore attend d’en haut un baume précieux », celui du parfait Amour du Père pour sa Création, celui qui déterminera notre nouvelle naissance, la seule qui compte, la naissance aux grâces spirituelles.
Un nouveau cycle à l’image du périple annuel inauguré par le solstice d’hiver débute à cette seconde naissance. Un homme nouveau issu d’une âme virginale, vit une « immaculée conception ». Dans les anciens Mystères, il s’agissait de la première Initiation, le début d’une période d’approfondissement de la conscience et de la maîtrise de l’élément matériel.
Le mystère de Noël est également cosmique ; il met en scène la naissance par une Vierge. La Mère Vierge représente l’âme du Monde. « Mon doux Jésus, sur le sein de ta Mère, tu m’apparais tout rayonnant d’Amour ». De même qu’à l’aube, le soleil s’élève au-dessus des eaux de la mer, de même le Fils sort des Eaux célestes, les mers de la Substance Primordiale, la Vierge par essence.
Le mythe de la naissance cosmique virginale illustre d’ailleurs les conceptions occultes de nombres d’anciennes religions : Chaldéenne, Egyptienne, ou autres.
Horus n’était-il pas né d’une déesse Reine et Vierge, Isis, au moment du solstice d’hiver ?
Plus près de nous, dans la tradition Grecque, la Vierge Sémélé donna naissance à Dionysos « le Sauveur deux fois né » au cours du même solstice.
Noël ramène notre conscience à la reconnaissance simultanée de la Mère et de l’Enfant, deux Archétypes qui résonnent profondément dans notre cœur :
-         la Mère tenant son Fils premier-né sur son sein, le protégeant avec un amour infini et
-         l’enfant si petit, sans défense et pourtant si puissant et glorieux.
De tels symboles restent éternels et agissent en faisant s’élever notre âme.
A l’instar de Sainte Thérèse, ouvrons notre cœur à l’Etoile du Matin et nous y trouverons « une douce fraîcheur, quand, du soleil on voit les premiers feux » ceux de l’Amour éternel de Dieu pour sa Création, du Père pour ses enfants.




LA MERE  ET L’ENFANT


Il est peu d’image plus adorable que celle de la Vierge à l’Enfant. Elle a inspirée d’innombrables peintres et sculpteurs, mais l’important est qu’Elle ait mis des millions et des millions d’êtres humains en contact avec les grandes Réalités spirituelles. C’est ainsi qu’agissent les Mythes.
« Un mythe est beaucoup plus vrai que l’histoire » écrivait le Dr A. Besant dans le Christianisme ésotérique, car l’histoire met en scène des ombres là où un mythe nous parle des substances mêmes qui projettent les ombres. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas : mais en haut en premier lieu, et ensuite en bas.
Dans le Christianisme primitif, les mythes n’étaient guère estimés. Saint Paul adjurait Tite et Timothée ainsi que tous les Chrétiens « de ne pas prêter attention aux fables et aux généalogies sans fin », les mettant clairement en garde contre la mythologie grecque.
Maintenant, on trouve des représentations mythologiques dans toutes les religions, même dans la religion chrétienne, mais la mise en garde de Saint Paul (autant que ses épîtres à Tite et Timothée soient des originaux) a pour effet de faire accepter littéralement les grands mythes de l’Ancien et du Nouveau Testament, au grand détriment de la foi chrétienne.
Une telle image est semblable à un organe qui œuvre et fonctionne (c’est-à-dire qui produit des effets). Son origine est à la racine invisible de la conscience, et supprime ainsi la distinction entre l’homme et le monde.
La méditation sur de telles images mythiques, chargées comme elles le sont de très puissantes forces psychiques (nous pourrions ajouter spirituelles) peut ne pas être toujours sans danger, mais quand elle se fait sous la protection d’une liturgie religieuse qui a fait ses preuves, ou d’un service religieux, comme par exemple la Sainte Eucharistie, cela peut conduire à une merveilleuse profondeur de compréhension et à un contact  bienfaisant avec les Réalités spirituelles.
Ouvrons nos âmes pour un moment à cette grande image mythologique de la Mère Divine et de l’Enfant Divin. Tout d’abord, tous les vagues sentiments et pensées de dévotion sont vérifiés, et c’est comme si un nouvel organe des sens commençait à s’ouvrir dans notre âme. Aussitôt la Grande Mère de l’Univers, derrière qui l’Absolu s’étend comme un nimbe sans limites, est ressenti et pénètre notre âme d’un profond sentiment :
-         de protection et de sécurité,
-         de substantielle sainteté et
-         de soin maternel.
C’est d’Elle, l’aspect féminin de l’Absolu qui commence à se manifester, que toutes choses sont nées, et ainsi toutes choses (la forme, la conscience, la vie et le temps) sont ancrés en Elle et protégées par son Amour maternel qui, sans partage, embrasse tout.
La substance est ce qui se tient sous ou en arrière de quelque chose. Toute substance vient d’Elle, la Mère Universelle, comme tout enfant, né d’une mère sur Terre est entièrement la chair de sa chair, le sang de son sang.
De ce fait :
-         tous les Univers,
-         tous les Dieux,
-         toutes les créatures et
-         tous les hommes
font partie d’Elle et de Sa Substance et partagent ainsi Sa Sagesse et Son Amour protecteur.
Et l’Enfant est la Lumière du Monde, la Nouvelle Lumière :
-         apparaissant soudain comme un nouveau signe au sombre firmament et
-         inondant tous les Mondes de Sa Lumière et de Sa Bénédiction.
« Un enfant nous est né, un Fils nous est donné » : Il est la conscience.
Elle donne Sa Substance et Elle la forme.
Dans cette nouvelle Lumière des structures :
-         apparaissent, fondations et axes de croissance, et
-         donnent de nouvelles possibilités de développement, d’évolution pour l’année qui vient.
Derrière la Mère et l’Enfant se tient le Père à jamais invisible : « Dieu le Père que nul ne voit ».
Derrière le Fils qui le représentera, la Fontaine de Vie, de Volonté et de Conscience conditionnée par la Mère.
Mais derrière le Fils, se tient en premier lieu la Mère :
-         de Laquelle Il est issu et
-         en Laquelle cosmiquement Il demeure toujours.
Derrière la Mère, il n’y a rien, c’est-à-dire, qu’il y a l’Absolu, un mystère pour nos intelligences, et cependant la Source :
-         à partir de laquelle tout est venu (le Père aussi bien que la Mère)
-         et en laquelle tout retournera.
Pour nous, le voile d’Avidya (1) cache ce mystère pour le Père, à partir du moment où Il pensait se manifester lui-même, l’Absolu apparaît comme un voile contenant cette plénitude.
Peut-être que la Mère (l’Espace, la Sagesse, la Forme, la Nature) est Elle-même ce voile (2) mais à la fois le voile demeurera le voile, qui plus est, la Lumière de Maha Vidya (3), la toute Sagesse et alors toutes choses seront de nouveau tout en Tout et, paradoxe, un tout en Tout plus rempli !
Il y a encore un autre mystère rattaché à la naissance de l’Enfant Divin : en Lui et en tout homme sommeille l’Absolu, Atman Brahman, l’Âme Absolue de la nature de Dieu, la notion ou le vague souvenir de tout ce qui existe. Tout ce qui est, est Plénitude, Totalité.

Un tel sens de :
-         l’Unité de Substance,
-         l’Unité de Conscience
-         l’Unité de Vie
conduit au sacrifice.
Ce sacrifice :
-         fait descendre le Pouvoir de l’Absolution,
-         dénoue tous les liens, toutes les chaînes
-         fait descendre de l’Absolu :
-         la suprême Bénédiction
-         un sens de la réelle Béatitude, de la réelle Satisfaction.
Quelle intuition avait le peintre italien ajoutant à la Vierge et l’Enfant, un autre enfant, tendant une petite croix à Jésus pour Lui dire :
« Tu fouleras la voie de la Croix, du Suprême Sacrifice,
et par là Tu deviendras un Sauveur des hommes ».

1)      Avidya :
-         l’ignorance d’un point de vue métaphysique,
-         l’absence de connaissance ou identification avec le Réel, la Substance divine
2)      Dans les Litanies de la Vierge, elle est nommée Vase insigne de Dévotion
3)      Maha Vidya : la Connaissance suprême



LA MATERNITE DIVINE

Mgr C.W. LEADBEATER
Mars 1954

Ce n’est pas une tâche aisée que d’exprimer par des mots le travail de Notre Dame, car il comprend des plans et des dimensions très différents de ce que nous connaissons. Notre Dame s’occupe de l’évolution féminine dans le monde entier, donc de la moitié de la race humaine, dans tous les détails la concernant, tant physiques que spirituels. La Maternité Universelle est un Département immense de la Nature et nous n’en connaissons presque rien. Jusqu’à présent, nous ne nous sommes jamais préoccupés que du côté masculin des choses. Cependant Notre Dame est un merveilleux personnage que des milliers et des milliers d’hommes et de femmes adorent.

LA CRUCIFIXION DU CHRIST

Prenons comme exemple le côté masculin de la Vie : la signification mystique de la perpétuelle crucifixion du Christ.
Dans un de ses aspects, la crucifixion se réfère à la descente dans la matière, car « Il est l’Agneau immolé depuis la fondation du Monde ».
Mais à côté existe un autre sens mystique : Il partage tous les chagrins et toutes les souffrances des hommes. Tout ce que l’Humanité ressent de joie ou de peine, le Christ dans l’Humanité les ressent en Lui. Ce côté mystique n’est pas aisé à expliquer avec des mots, cependant c’est une réalité que Celui qui assume la fonction d’Instructeur du Monde partage toutes les souffrances du Monde et en les partageant les allège. C’est la vraie signification et l’Union. De cette manière, le Christ nous sauve de plus grandes douleurs et souffrances.
Le Christ en chacun est une portion du Grand Christ et c’est pourquoi en Lui existe la plus grande sympathie pour les misères de la vie humaine. L’humain qui comprend cette grande Vérité peut aussi amoindrir sa propre souffrance car il sait que le Christ la partage.

LE TRAVAIL DE NOTRE DAME

Notre Seigneur porte en Sa personne la souffrance humaine mais additionnellement et d’une manière indépendante, notre Sainte Dame Marie prend également en Elle le fardeau spécial de la Maternité.
Notre Dame :
-         partage d’une manière étrange et splendide toutes les maternités du monde
-         prend un intérêt spécial à toutes les mères
-         les assiste dans les affres de la maternité
-         et ainsi les allège.
Là se trouve un immense champ d’activité duquel nous ignorons tout, et le petit nombre de ceux qui savent ne sont pas encore aptes à le comprendre dans l’infini.

LA COMMUNION DES SAINTS

Celui qui entre dans la Grande Fraternité, la Communion des Saints, apprend à partager :
-         le fardeau que le Christ assume depuis toujours,
-         ainsi que  le travail de Notre Dame.
Ceci non d’une manière symbolique, mais effectivement.
La souffrance du monde est grande du fait :
-         de l’ignorance et
-         de la folie des hommes.
Même si cela peut ne pas être constaté sur le plan physique, sur les plans subtils c’est une constatation indéniable. Une portion notable de ce fardeau si lourd est supporté par ces Grands Etres qui savent et qui voient. Chacun de ceux qui entrent dans la Grande Fraternité donne joyeusement de lui-même pour ce grand travail :
-         d’aide à l’évolution et
-         de soulagement aux humains.

LE DEPARTEMENT DE LA GUERISON

Les Pouvoirs Guérisseurs de Notre Dame sont également des faits de la Nature.
Le Département de la Guérison appartient au 6ème Rayon celui de la Dévotion, bien qu’il ne soit pas confiné en lui, chaque Rayon correspondant à une tendance principale.

Notre Dame ainsi que les Ordres Angéliques qui dépendent d’Elle, ont leur rôle propre à jouer. Nous ne pouvons expliquer de quelle façon le travail est réparti entre eux, car parfois, il semble ne pas divisé. En fait, tous coopèrent dans tout ce qui semble leur être approprié.

Nous pouvons dire que Notre Dame a la charge du Rayon de Guérison dans tout ce qui est en rapport avec la naissance de l’enfant. Ce domaine est davantage sous Sa dépendance qu’il n’est sous celle de l’Archange Raphaël. Notre Dame joue un rôle très important dans la vie humaine, et tous ceux qui se dévouent à un semblable travail développent en eux-mêmes de plus grandes possibilités d’éveil à Son influence.

Elle est la Mère du Monde, le Chef d’une Organisation spirituelle puissante, bien plus spirituelle que physique, et cependant, de bien des manières, Son influence se fait sentir sur le plan physique et la vie quotidienne. Je suppose que, lorsque nous atteindrons la Perfection, si nous pouvons parler en toute humilité de ce futur, nous posséderons alors les caractéristiques féminines les plus hautes et les plus nobles aussi bien que les masculines.

L’INFLUENCE DE NOTRE DAME

En vérité, la vie du Christ est présente aussi bien dans l’homme que dans la femme.
Il en est de même de l’influence de Notre Dame, et c’est ce qui donne une si grande compassion et patience.

Il existe en chacun de nous quelque chose :
-         qui répond (ou devrait répondre) à l’influence de Notre Dame
-         de même qu’à l’influence du Christ.

Les femmes sont merveilleusement patientes. Nous pouvons le constater si nous voulons bien regarder combien  de milliers et de milliers d’entre elles endurent une vie monotone pendant des années.

De plus, l’amour maternel est une des plus belles manifestations dans le monde. L’amour maternel est une expression de Notre Dame, elle fait partie de l’amour de Notre Dame, car Elle aime à travers la mère, comme son Fils le Christ aime au travers de l’adorateur. Toutes les mères sont Sa réflexion, Sa manifestation pour autant qu’elles soient de vraies mères. La maternité est toujours une chose merveilleuse, car même parmi les femmes simples et non développées, la maternité est un pouvoir transformateur, même lorsqu’il n’est que temporaire.

L’influence de Notre Dame est de couleur bleu et rose, elle a aussi le chatoiement de l’opale, qui est Sa pierre spéciale. Elle répand une influence merveilleuse et splendide.

LA COMPLEXITE HUMAINE

En symbolisme chrétien, nous parlons de Notre Dame comme de l’histoire de l’évolution de l’âme dans l’humain. Plus nous étudions la partie supérieure humaine, plus nous constatons l’infinie complexité qui la détermine. Nous pensons à l’Ego comme à une personne simple, cependant, en lui, convergent des influences multiples et diverses et qui s’interpénètrent. Il nous fut expliqué une fois que tous les Rayons sont présents en chaque humain, bien que chacun ait aussi son Rayon particulier au travers duquel il est venu à l’existence.

Notre terminologie est extrêmement défectueuse, car rien n’est absolument positif ou négatif. Nous aurions besoin d’un mot qui puisse exprimer le plus ou moins de négatif dans le positif ou inversement.

De plus, existent en chacun de nous de grandes complexités, car plus nous avançons plus l’évolution devient extraordinairement compliquée. Toutes sortes d’influences nous affectent mais  nous n’y prenons pas garde parce que nous ne sommes pas encore assez avancés.
Ce serait d’ailleurs une excellente chose :
-         de parvenir à discerner en nous ne serait-ce qu’une seule de ces influences
-         de l’intensifier au maximum
-         afin d’en faire le point central d’une vie.

LA SIMPLICITE DU TOUT

Bien que tout nous paraisse de plus en plus complexe, nous arrivons peu à peu à prendre conscience de la grande simplicité du Tout. Nous sommes encore bien loin du but, cependant il nous est déjà possible de discerner le point d’unification dans lequel, un jour, nous verrons comme un seul Tout: passé, présent et avenir.

La véritable difficulté réside dans le non développement de notre conscience. Pour nous, l’évolution semble se dérouler à travers d’énormes périodes de temps.
Il est clair que Dieu voit l’intégralité de la vaste évolution et qu’Il la produit par une action.
Par conséquent pour Dieu, le processus est différent. Sa conscience est d’une Nature telle qu’à moins de développer une conscience semblable à la Sienne, nous ne pouvons comprendre ce processus et tout ce que nous pouvons enregistrer n’est qu’un sentiment d’apparente complexité.
Nous réalisons ainsi que :
-         chaque pas en avant fait apparaître et comprendre détail après détail,
-         et que nous approchons lentement du point où nous verrons tout dans son Unité.


« Je vous salue Marie »

Francis JAMMES

Par l’arc-en-ciel sur l’averse de roses blanches,
Par le jeune frisson qui court de branche en branche
Et qui a fait fleurir la tige de Jessé ;
Par les Annonciations riant dans les rosées
Et par les cils baissés des graves fiancées
Je vous salue Marie…


Par l’exaltation de votre humilité
Et par la joie du cœur des humbles visités,
Par le Magnificat qu’entonnent mille nids,
Par le lys de vos bras joints vers le Saint Esprit,
Et par Elisabeth, treille où frémit un fruit
Je vous salue Marie…


Par l’âne et le bœuf, par l’ombre et la paille,
Par la pauvresse à qui l’on dit qu’elle s’en aille,
Par les nativités qui n’eurent sur leurs tombes
Que les bouquets de givre aux plumes de colombes,
Par la vertu qui lutte et celle qui succombe
Je vous salue Marie…


Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que les enfants s’amusent au parterre
Et par l’oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s’ensanglante et descend,
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue Marie


Par les gosses battus par l’ivrogne qui rentre,
Par l’âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l’humiliation de l’innocent châtié,
Par la vierge vendue qu’on a déshabillée,
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue Marie…


Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids, s’écrie « Mon Dieu ! »,
Par le malheureux dont les bras
Ne purent s’appuyer sur une amour humaine
Comme la croix du Fils sur Simon de Cyrène ?
Par le cheval tombé sous le chariot qu’il traîne
Je vous salue Marie…


Par les quatre horizons qui crucifient le Monde,
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe,
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains,
Par le malade qu’on opère et qui geint,
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue Marie…

Par la mère apprenant que son fils est guéri,
Par l’oiseau rappelant l’oiseau tombé du nid,
Par l’herbe qui a soif et recueille l’ondée,
Par le baiser perdu, par l’amour redonné,
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie,
Je vous salue Marie…
 



Message de Pâques 2017.

En ce jour de Pâques, nous sommes invités à revenir au cœur de la foi, à son fondement qui est la résurrection du Seigneur. La fo...